La réponse courte, c'est celui que tu sais déjà utiliser. Comparer des logiciels donne l'impression d'avancer sans écrire une ligne, et je suis passé par là. Sur cette page je détaille les quatre familles d'outils, à quel moment chacune sert, et pourquoi le budget d'un livre ne se joue pas du tout à cet endroit.
Par Adrien De Amim, expert formateur en IA générativeDe trois choses, et une seule est un logiciel. Un endroit où écrire, un endroit où ranger tes idées, et un endroit où mettre le livre en page à la fin. Beaucoup de gens passent des semaines à choisir l\'outil parfait, ce qui est la façon la plus agréable de ne pas commencer.
\nJe le dis franchement parce que je l\'ai fait aussi. Comparer des logiciels donne l\'impression d\'avancer. Ça n\'avance pas.
\n| Le besoin | Ce que ça règle | Ce qui suffit |
|---|---|---|
| Écrire | Produire le texte, chapitre après chapitre | N\'importe quel traitement de texte que tu connais déjà |
| Ranger | Retrouver une note, une idée, un chiffre, six semaines plus tard | Un dossier bien nommé, ou un outil de notes |
| Mettre en page | Transformer le manuscrit en livre imprimable | Un modèle de mise en page, à la toute fin |
Le quatrième besoin est apparu récemment et change davantage la donne que tous les traitements de texte réunis : un assistant d\'écriture pour la mise en forme.
\nIl y a quatre familles, et elles ne servent pas au même moment. Les traitements de texte pour écrire, les outils de structure pour les livres longs, les outils de notes pour la matière première, et les assistants d\'écriture pour la mise en forme. Prendre le plus complet n\'est pas prendre le meilleur.
\nWord, Google Docs, LibreOffice, Pages. Tu les connais déjà, et c\'est leur principal avantage. Pour un livre d\'expert de 200 à 300 pages, ils suffisent largement. Google Docs a l\'avantage de la relecture partagée, ce qui compte au moment des premiers lecteurs.
\nScrivener, Ulysses et leurs équivalents. Ils sont pensés pour les textes longs, avec un panneau de chapitres, des fiches, un mode de réorganisation. C\'est confortable si tu écris beaucoup et régulièrement. C\'est du temps perdu si c\'est ton premier livre, parce que tu vas apprendre un outil au lieu d\'écrire.
\nNotion, Obsidian, Apple Notes. Ils servent avant l\'écriture, pas pendant. C\'est là que vivent tes anecdotes, tes chiffres, tes transcriptions d\'entretiens. Sans un endroit comme ça, tu perds la moitié de ta matière.
\nClaude, ChatGPT et leurs équivalents. Ils ne remplacent pas les trois familles précédentes, ils s\'ajoutent. Leur apport réel est la mise en forme et la réorganisation, pas la production d\'idées.
\nOui, entièrement. Google Docs pour écrire, un outil de notes gratuit pour la matière, un modèle de mise en page libre pour la fin, et l\'offre gratuite d\'un assistant d\'écriture. Le coût d\'un livre ne se joue pas là. Il se joue sur la correction professionnelle et la couverture, qui sont les deux postes à ne pas économiser.
\nJe le précise parce que la question revient tout le temps, souvent chez ceux qui cherchent une raison de reporter. Aucun logiciel payant ne t\'aidera à savoir quoi écrire.
\nSi tu as un budget limité, mets-le dans cet ordre : la correction professionnelle d\'abord, la couverture ensuite, les outils en dernier. Un livre mal corrigé avec une couverture bricolée perd sa crédibilité en trois secondes, quel que soit le logiciel qui l\'a produit.
\nPrends celui que tu sais déjà utiliser. Si tu écris tes propositions commerciales dans Word depuis quinze ans, écris ton livre dans Word. Le seul cas où changer d\'outil se justifie, c\'est si le tien t\'empêche de faire quelque chose de précis, et tu le sauras parce que ça t\'aura bloqué.
\nEt une règle qui vaut pour tous : celui dans lequel tu ouvres ton fichier sans y penser est le bon.
\nPour un premier livre d'expert, rarement. C'est un très bon outil, mais tu passeras tes premières semaines à l'apprendre au lieu d'écrire. Garde-le pour le deuxième, si tu en écris un.
Un modèle prêt à l'emploi suffit dans la plupart des cas. Amazon KDP fournit des gabarits Word aux bons formats, et il existe des modèles libres pour les autres traitements de texte. La mise en page professionnelle ne se justifie que si ton livre contient beaucoup d'images ou de tableaux.
Non. Écris là où tu es à l'aise, mets en page à la fin. Mélanger les deux étapes te fait perdre du temps sur la forme alors que le fond n'est pas fini.
Un outil qui sauvegarde dans le cloud, et une copie ailleurs une fois par semaine. C'est la seule précaution vraiment indispensable, et c'est celle qu'on oublie.
Non, et méfie-toi de ceux qui le promettent. Ce qui sort d'une consigne vague, c'est un texte que personne ne lira jusqu'au bout. La matière vient de toi, l'outil met en forme.
Trente minutes en visio pour regarder si ton sujet tient debout et par quoi tu commences. Si ce n'est pas le moment pour toi, je te le dirai.
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