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Comment écrire un livre

Écrire un livre, c'est d'abord décider à qui tu parles et de quoi. L'écriture vient après, et elle n'est pas le plus dur. Ce guide suit l'ordre réel des étapes : le sujet, le plan, l'écriture, les lectures, la publication. Il s'adresse à ceux qui ont un métier et quelque chose à transmettre, pas à ceux qui veulent écrire un roman.

Adrien De Amim Par Adrien De Amim, expert formateur en IA générative
Publié le 28 août 2026 · lecture 13 minutes

Par où commencer quand on n'a jamais écrit de livre ?

Par une date, pas par une page. La page blanche n'est plus l'obstacle, et c'est le changement que presque personne n'a intégré.

Avant, entre le moment où on avait une idée de livre et le moment où on commençait vraiment, il y avait un mur. Il fallait savoir par quel bout prendre la chose, comment on structure, ce qu'on met en premier. Des gens ont laissé mourir de très bons livres sur ce mur-là.

Aujourd'hui je sors de la douche avec une idée, je la dicte, et c'est commencé. Le temps d'une phrase.

Alors si commencer ne coûte plus rien, il reste exactement un obstacle. Ce qui te manque, c'est une date.

Pourquoi la date, et pas la motivation

Trois chercheurs ont mis la main sur le mécanisme, et leur façon de l'écrire est d'une simplicité qui désarme. La motivation qu'on a pour une chose dépend de trois éléments : à quel point on croit y arriver, à quel point on y tient, et le délai avant d'en voir le résultat. Les deux premiers se multiplient. Le troisième divise.

Ton post du mardi te donne un résultat le mardi soir. Ton livre te donnera un résultat dans huit mois, et encore, tu n'en es pas sûr. Fais la division : quelle que soit ta motivation de départ, elle sort écrasée du calcul. C'est de l'arithmétique, et ça t'explique mieux que ta volonté.

Et on se trompe sur soi dans le mauvais sens. Deux chercheurs ont distribué des bons cadeaux pour une pâtisserie : trois semaines pour les utiliser d'un côté, deux mois de l'autre. 31 % des bons utilisés dans le groupe court, 6 % dans le groupe long. Avant l'expérience, les participants prédisaient l'inverse. Ce sont des étudiants et un gâteau n'est pas un livre, mais ce que ça mesure est exactement ton cas : ce qu'une échéance lointaine fait à quelqu'un de parfaitement volontaire.

Choisis-la confortable. Un mois pour un premier livre, c'est se piéger. Ceux que j'accompagne se donnent en général trois mois, et c'est une bonne distance.

Comment trouver le sujet de son livre ?

En cherchant l'endroit où quelqu'un se noie, pas celui où tu sais nager. Tu dois pouvoir répondre à trois questions sans hésiter, et si tu bloques sur la première, tout le reste s'écroule.

La distinction qui débloque tout

Ton domaine n'est pas ton sujet. Le domaine est l'endroit où tu sais te déplacer ; le sujet est l'endroit où quelqu'un se noie.

Trois noms, et tu as un livre. Qui : pas « les dirigeants de PME », une personne avec un métier et un moment de sa vie professionnelle. Si tu ne peux pas mettre un prénom devant, tu n'as pas de lecteur, tu as un segment. D'où il part : sa situation exacte, ce qu'il a déjà essayé, la phrase qu'il emploie quand il en parle à quelqu'un. Où il arrive : pas « il progresse », un état qu'on pourrait constater de l'extérieur.

Un livre sur ton domaine amène des lecteurs. Un livre sur ce que tu répares amène ceux qui en ont besoin maintenant.

L'exercice qui fabrique ton sommaire

Prends une feuille. Pas ton téléphone, une feuille. Écris les questions qu'on te pose à chaque fois : celles du premier rendez-vous, celles qui reviennent par mail, celles où tu t'entends repartir sur la même phrase avec les mêmes mots.

Recopie-les mot pour mot. C'est la seule règle et c'est la plus dure à tenir. Pas ta version propre, pas la question telle que tu la poserais avec ton vocabulaire de métier. Leurs mots à eux, avec leurs approximations et leur façon maladroite de nommer une chose qu'ils ne savent pas nommer. À côté de chacune, le prénom d'une personne réelle.

Tu vas en trouver six, huit, peut-être douze, et tu vas caler. C'est normal : celles qui manquent sont justement celles que tu as tellement entendues que tu ne les entends plus. Va les chercher dans ta boîte mail, dans les messages d'avant la mission, quand tes clients ne savaient pas encore comment te parler. Arrête-toi à vingt.

Puis relis à voix haute et souligne les mots qui ne sont pas les tiens. Ne les corrige pas. Ces vingt questions sont le sommaire de ton livre, et les mots soulignés sont ceux par lesquels on te trouvera.

Ce que ça m'a coûté de le faire dans le mauvais ordre

Mon idée de départ était un livre sur l'écriture d'un livre avec l'IA, et je la trouvais bonne. C'est un domaine, et c'est pire qu'un domaine : c'est un outil.

Avant d'écrire une ligne, je suis allé chercher les mots. Pas les miens, ceux des gens. Ce que j'ai trouvé ne m'arrangeait pas du tout. Beaucoup de monde cherche l'outil, mais ces gens-là cherchent un tutoriel, et un tutoriel se lit en dix minutes sur un écran. Ce n'est pas quelqu'un qui achète un livre.

Pendant ce temps, une autre douleur revenait partout, dans des endroits qui n'avaient rien à voir entre eux, et personne ne la reliait à l'idée d'écrire un livre. Le sujet a bougé tout seul. Il avait cessé d'être la fabrication d'un livre. Il était devenu quelqu'un que personne ne peut voir travailler.

Trois lignes. Elles ont mis des semaines à venir et elles ont coûté un plan entier, parce que j'avais fait mon plan avant l'étude. L'erreur tient en une phrase, et elle est très commune : j'étais allé trop vite.

Le piège des mots dont tu es le plus fier

J'ai voulu savoir avec quels mots on cherche ce que je fais. J'ai commencé par les miens. « Accompagnement écriture livre » : zéro recherche par mois. « Écriture assistée par IA » : zéro. « Écrire un livre business » : zéro. Trois expressions que j'emploie tous les jours, et pas un être humain ne les tape.

Attention à ce que tu vas en faire, parce que la leçon n'est pas d'abandonner tes mots. Il n'y a pas de mots de métier à mettre de côté ; il y a des mots à confronter à la réalité, pour voir si les gens les cherchent. Et méfie-toi surtout de la famille de mots dont on est le plus fier, ceux qui sont justes et un peu techniques.

Il y a plus gênant encore, et ce n'est même pas une affaire de vocabulaire. Une chercheuse a interrogé 668 personnes pendant une heure et demie chacune sur les problèmes rencontrés dans l'année, des problèmes dont un juriste aurait dit qu'ils relevaient du droit. 9 % qualifient leur situation de « juridique ». 56 % l'appellent « pas de chance », « c'est la vie ». Et ça se paie tout de suite : avec le mot juridique, elles contactent un avocat dans 39 % des cas ; sans lui, dans 14 %.

Ton client ne cherche pas ton mot moins souvent que toi. Il ne se sait pas dans ta catégorie.

Comment construire le plan de son livre ?

En rangeant tes chapitres par dépendance, pas par thème. La question à te poser sur chaque paire de chapitres : « laquelle des deux faut-il avoir réglée pour que l'autre ait un sens ? »

La structure, et d'où elle sort vraiment

Je vais te donner l'ossature qui marche pour un livre d'expert, et je dois d'abord te dire d'où elle sort, parce que ça compte plus que la liste.

Je ne l'ai pas inventée. J'ai posé la question aux moteurs, exactement comme le ferait n'importe qui : quel plan pour un livre de non-fiction d'expert. J'ai eu, à deux endroits différents, presque la même réponse, dans le même ordre, avec les mêmes intitulés.

Ta structure ne sera donc pas ton originalité. Elle est publique, elle est gratuite, elle t'est donnée en dix secondes, et ton concurrent l'a déjà. Garde-la telle quelle, et arrête d'en chercher une autre. Elle est banale parce qu'elle est vraie.

Huit stations : où tu en es, ce que tu as déjà essayé et pourquoi ça n'a pas tenu, ce que personne ne t'a dit, comment on s'y prend, les étapes, ce que ça donne quand quelqu'un le fait vraiment, ce qui casse, et par où tu commences demain.

Regarde ce que tu viens de lire. Aucune de ces huit lignes ne parle du livre. Elles décrivent ce qui se passe dans la tête de quelqu'un qui a un problème et qui va s'en occuper. Et ce qu'aucun moteur ne peut te donner, c'est la troisième : le retournement est à toi. Il vient de ce que tu as vu faire pendant quinze ans et que les autres ne voient pas. Sans lui, tu as un plan complet et un livre vide.

Le test des cartes qu'on va te conseiller, et pourquoi il ne mesure rien

On te dira d'écrire les titres de tes chapitres sur des bouts de papier, de les mélanger, de les donner à quelqu'un qui ne connaît pas ton plan, et de lui demander de les remettre dans l'ordre. S'il y arrive, ton ordre serait le bon.

Ce test ne mesure pas ce qu'on lui fait dire. Quand on présente à quelqu'un une suite d'événements dans le désordre, il les remet dans l'ordre qu'il avait déjà dans la tête avant de lire : les éléments déplacés dérivent vers leur position habituelle, sur environ la moitié de la distance. Ce qu'il restitue, c'est son propre schéma.

Applique ça à tes cartes. Un plan banal sera reconstitué sans effort, et le test dira qu'il est nécessaire alors qu'il est seulement conventionnel. Un plan original échouera parce qu'il est original. Il note la conformité à ce qu'on attend, à l'envers de ce que tu cherches.

Deuxième problème, plus simple : on a demandé à 50 personnes de mettre huit phrases dans l'ordre. Elles ont produit 21 ordres différents, et en les relisant, les chercheurs les ont tous jugés valables. Il n'y a pas un ordre juste et quarante mille faux, il y a une famille d'ordres acceptables, et ton unique testeur t'en donnera un au hasard dedans.

La table sert quand même, il faut lui demander autre chose. Ne demande pas de retrouver ton ordre : demande à trois personnes de proposer le leur, séparément, sans avoir vu le tien. Puis regarde s'il y a un endroit où les trois font comme toi, parce que celui-là est une dépendance réelle et pas une préférence. Ça coûte le même quart d'heure.

Un dernier point, qui décide de l'endroit où dépenser ton effort. On ferme un livre tôt : une enquête de lecteurs situe la rupture entre les pages 50 et 100, et une équipe qui a suivi 310 lecteurs sur 7 000 chapitres trouve que la phase critique est celle des trois ou quatre premiers. Trois méthodes faibles et indépendantes qui désignent le même endroit. Et la première raison d'abandon donnée par les lecteurs est l'ennui, à 46 %, loin devant l'écriture faible à 19 % : ça avance trop lentement.

Comment écrire quand on n'est pas écrivain ?

En cessant de croire que c'est ton écriture qu'on achète. Personne n'achète un livre professionnel pour sa prose, et j'ai le chiffre qui le montre par l'absurde.

Ce que le Centre national du livre n'a même pas pensé à mesurer

Tous les deux ans, le CNL fait interroger un millier de Français sur leurs lectures, avec une méthode sérieuse. On leur demande, entre autres, ce qui peut leur donner envie d'acheter un livre.

La recommandation d'un proche arrive en tête à 87 %. Le résumé au dos juste derrière, à 85 %. Le fait de connaître déjà l'auteur, à 84 %. Puis le libraire, le critique, le titre, la couverture, la mise en avant en magasin, la télévision, l'enseignant, l'avis d'un internaute, le prix littéraire, la publicité, les réseaux sociaux, la maison d'édition, le booktubeur.

Dix-sept réponses possibles, et il n'y en a pas une seule qui parle de la qualité de l'écriture.

L'écriture n'arrive même pas dernière : elle est absente de la liste des choses qu'on a pensé à mesurer. Je ne peux pas en tirer plus que ça, et je te donne la limite : la liste est fermée, on lit dix-sept propositions à la personne, et un critère absent ne peut pas apparaître. Ce que l'enquête établit, c'est que personne, en France, n'a pensé à poser la question.

Ce qui te dessert vraiment, et c'est mesuré

Des chercheurs ont donné le même texte à 650 adultes, une version dans le vocabulaire du métier, l'autre en mots ordinaires. Ceux qui ont lu la version en jargon ont trouvé la lecture plus difficile, et cette impression a produit la suite : moins d'adhésion, plus de résistance. La définition de chaque terme technique leur était pourtant donnée, consultable au passage de la souris. Ça n'a rien changé.

L'information ne manquait donc pas. Ce qui pesait, c'est ce que le lecteur ressentait de lui-même pendant qu'il lisait. Un texte difficile ne fait pas passer son auteur pour savant : il fait sentir au lecteur qu'il n'est pas à sa place, et quelqu'un qui n'est pas à sa place referme le livre.

Et sur l'âge, puisque la question vient toujours

Une étude du ministère de la Culture est allée voir dans le dépôt légal qui sont vraiment les auteurs français : 70 087 personnes sur dix ans. L'âge moyen d'un auteur publié y est de 56 ans, près de six sur dix ont passé la cinquantaine, et ceux qui viennent de publier leur premier livre en ont 49 en moyenne.

Je te donne les limites tout de suite, parce qu'un lecteur qui ouvrira l'étude les verra : c'est une étude sur l'auto-édition, ce sont des auteurs de littérature et pas des gens qui écrivent sur leur métier, et l'âge manque pour un auteur sur cinq. Le mouvement reste net. Écrire des livres n'est pas une affaire de jeunes gens, et ceux qui ont commencé jeunes sont une image, pas une statistique.

Ma forme n'est pas propre non plus. J'écris avec des fautes et du désordre depuis l'école, et ça n'a pas changé. Ce que j'avais, c'était l'envie de mettre une chose entre les mains de quelqu'un. Le fond prime la forme, et la forme se répare en dernier.

Combien de pages, combien de temps ?

Entre 150 et 350 pages pour un livre d'expert, et quatre à douze mois selon le temps que tu y consacres chaque semaine. Le nombre de pages sort tout seul quand tu tiens ton plan, ne le vise pas. En dessous de 150 l'objet ne pèse pas assez, au-dessus de 350 tu perds les lecteurs pressés.

ÉtapeTemps réalisteCe qui se passe si tu la sautes
Le cadrage2 à 4 semainesTu écris quatre-vingts pages puis tu t'arrêtes sans comprendre pourquoi
Le plan1 à 2 semainesChaque séance commence par « je mets quoi maintenant ? »
L'écritureLe gros du temps
Les lectures1 à 2 moisTu découvres après publication ce qu'il fallait corriger
La publicationQuelques joursLe manuscrit reste dans un dossier
Le budget réel, en heures

Une page prend une vingtaine de minutes, et bien moins si tu parles au lieu d'écrire. Il t'en faut deux cents. À cette allure, ton livre représente à peu près 66 heures.

Sur une année, ça fait une heure et quart par semaine. Tu les as, quelque part, dans les douze mois qui viennent. La seule question est de savoir où elles sont, parce que pour l'instant quelqu'un d'autre les occupe.

Et il faut deux sortes de temps, qui n'ont rien à voir. Le temps posé, l'étude, le plan, demande une journée entière, au calme, hors de chez toi ; ça ne se fait pas en marchant. Le temps d'enrichissement, où tu remplis les chapitres avec ce que tu sais, est de très loin le plus long, et celui-là se fait n'importe où.

Comment publier son livre ?

Pour un livre d'expert, l'auto-édition sur Amazon KDP est presque toujours le bon choix, et j'y détaille les vrais chiffres de vente ainsi que le calendrier réel de publication. Tu gardes la main sur le calendrier, sur le contenu et sur les liens que tu mets dans les pages. Un éditeur classique apporte la librairie, ce qui compte énormément pour un roman et beaucoup moins quand tes lecteurs te trouvent par ton métier.

Les deux postes qui méritent vraiment d'être payés sont la correction professionnelle et la couverture. Ce sont les deux endroits où les économies se voient tout de suite et où un livre d'expert perd sa crédibilité en trois secondes.

Le reste, mise en page, dépôt, impression à la demande, se fait avec des outils accessibles. Prévois aussi l'ISBN et le dépôt légal à la BnF si tu publies en France, ça donne à ton livre une existence bibliographique officielle.

Et surtout, écris ta date de publication avant la première ligne, pas après la dernière. Le cas le plus fréquent d'échec reste le livre jamais publié.

Et une fois publié, il se passe quoi ?

Rien, le jour même. C'est normal et ce n'est pas un signal. Ce qui se passe ensuite dépend d'une seule chose, et presque personne ne la construit.

La chaîne, personne ne l'écrit. Ton livre amène un lecteur. Le lecteur devient un contact. Le contact vient à une rencontre. La rencontre devient une conversation. Quatre flèches, et c'est la deuxième qui casse.

Quelqu'un lit ton livre. Il est convaincu. Il repose l'objet. Et il ne se passe rien, parce qu'il n'y a nulle part où aller. Ton nom est dessus, ton adresse non. Il faudrait qu'il te cherche, et il ne le fera pas : chercher est un travail, et ton lecteur n'a pas de raison de le faire à ta place.

Je peux te dire ce que la recherche apporte là-dessus, et c'est vite fait : rien. Personne n'a mesuré le passage d'un lecteur à un contact, ni combien ça marche, ni combien ça échoue. Ce vide est logique quand on y pense : documenter le maillon qui casse n'arrange personne, à commencer par ceux qui vendent des méthodes pour le construire.

Ce qui la construit, c'est une chose dont ton lecteur a besoin pour faire ce que le livre lui demande, et qu'un livre ne peut pas contenir : le tableau de calcul, la liste de contrôle, la version à jour d'une réglementation, la fiche que tu donnes déjà à tes clients.

Trois règles, et elles comptent autant que l'idée. Ça se place à l'endroit du livre où le lecteur en a besoin, et il y a plusieurs de ces endroits, parce que tu ne sais pas où il s'arrête. Surtout pas à la fin. Ça se dit en passant, une phrase dans le fil du texte, comme on donne une adresse à quelqu'un qui la demande. Et c'est vraiment utile : si la personne arrive sur ta page et trouve un argumentaire, tu as gagné une adresse et perdu un lecteur, ce qui est un mauvais échange.

Les questions qu'on me pose

Faut-il un éditeur pour être pris au sérieux ?

Plus vraiment, et pas dans ce cas de figure. Pour un livre d'expert, ce qui te crédibilise c'est le contenu et la qualité de l'objet, pas le nom sur la tranche. Tes lecteurs arrivent par ton métier, pas par la table des nouveautés d'une librairie.

Combien ça coûte de publier son livre ?

En auto-édition, les frais directs sont modestes. L'impression à la demande ne demande aucune avance. Ce qui coûte, c'est la correction professionnelle et la couverture, et ce sont justement les deux choses qu'il ne faut pas économiser.

Et si quelqu'un a déjà écrit sur mon sujet ?

Bon signe, ça prouve qu'il y a un marché. Tu ne cherches pas un sujet vierge, tu cherches une place vide dans le rayon. Prends les cinq livres qui existent et demande-toi ce qu'aucun d'eux ne dit.

Comment savoir si mon livre est prêt ?

Fais-le lire à trois personnes qui ressemblent à ton lecteur, et demande-leur de te raconter ton livre. Ce qu'elles te répondent te dit ce que ton livre transmet vraiment, et c'est rarement ce que tu croyais avoir écrit.

Est-ce que je vais gagner de l'argent avec mon livre ?

Pas avec les droits d'auteur, sauf exception. Un livre d'expert se rentabilise autrement, par les conversations qu'il déclenche et les gens qu'il fait venir. Si tu comptes sur les ventes pour vivre, ce n'est pas le bon projet.

Par quel chapitre commencer à écrire ?

Celui que tu as le plus envie d'écrire, jamais le premier. Le chapitre 1 est le plus difficile et celui que tu réécriras le plus. Le garder pour plus tard t'évite de bloquer à la ligne de départ.

Ton livre, on en parle ?

Trente minutes en visio pour regarder si ton sujet tient debout et par quoi tu commences. Si ce n'est pas le moment pour toi, je te le dirai.

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Et une fois le livre écrit ?

Un livre ne t'amène pas de clients tout seul. Un système, si.

Ton livre est un contenu pilier. Le Système Inarrêtable le transforme en posts, en carrousels, en vidéos courtes et en emails, à un rythme que tu tiens, puis en conversations commerciales. Six semaines, construit avec toi, et à la fin il t'appartient.

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